Retraite

Plus ça approche, mieux je me sens. Je ressens un détachement soulagé, de ne plus faire la route, de ne plus être soumis au mépris de ceux qui nous gouvernent, de ne plus vivre de l’intérieur cette ruine organisée du service public, d’autant plus inacceptable dans un établissement de santé…
J’ai hâte de… ne plus être obligé de me lever à 6 heures, mais de choisir de le faire pour photographier un lever de soleil. De nager à la piscine, quand je voudrai. De partir marcher au bord de l’océan à marée montante.
De descendre en ville pour boire un petit café, et regarder, paisible, le monde s’agiter autour de moi.
Le bonheur tranquille de l’homme qui n’attend rien, et qui a du temps pour tout. J’ai de la chance.