Mon Nanar à moi…

Il pleut et je t’attends…

Lorsque je suis sorti ça montait vers l’ouest
Je ne me suis pas couvert, il pleut toujours sur Brest
Je sais bien c’est facile, et Prévert l’a écrit,
Mais j’étale ma culture, on me l’a déjà dit…

Des gens sont tabassés en Grèce et en Espagne
Et quand je pense à ça l’indignation me gagne.
Rien à voir avec nous? Va savoir, j’ai un doute
Et je le garderai quand je prendrai la route

Alors cette violence on pourrait s’en passer
Entre nous et pour lui, pour qu’il me voie aussi,
Et qu’il sache qu’il m’arrive d’en avoir plus qu’assez
De passer sous la flotte ces longs moments assis

D’être privé de lui comme il le fut de moi
Si longtemps, trop longtemps,

Que devient-il ce gosse qui a une part de moi?
Tu es sa mère, d’accord, mais je suis son grand père
Et je ne comprends plus pourquoi je devrais taire

Même si ce n’est pas Brest
Qu’il pleut, et que j’attends.

4 réflexions au sujet de « Mon Nanar à moi… »

  1. Il est vrai que la pluie, là-bas, est plus mouillée qu’ailleurs. Plus triste aussi.
    J’ai lu – où ? quand ? Djian peut-être ? – que tous les mauvais romans commencent ainsi… « il pleut et je t’attends »… et c’est par boutade que j’ai proposé la phrase… Je vois qu’elle touche à l’intime, au douloureux, à ce à quoi on ne se fait pas, je crois.

  2. A la fin ce n’est pas « à Brest » plutôt que juste ; « Brest » ? ça me rappelle quelque chose que j’avais lu chez toi il y a un moment… toujours rien ?

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