Vaseline…

Oui, oui, ça en a le goût, ce petit couplet de Jospin, à propos de la commission qu’il préside, sur la « déontologie de la vie publique » (si, si, ça s’appelle comme ça…).

Alors, je cite, c’est rappelé dans un organe de presse paraissant le mercredi. Voilà: « Notre envie est d’essayer de faire des propositions relativement cohérentes pour préparer des décisions éventuelles. »

C’est beau, non? On ne peut rêver mieux dans l’art du foutage de gueule. Parce que là, on est au delà de la langue de bois, hein, c’est du grand art d’escalader le grand néant. Relisez, quoi!
Explication de texte:

« Notre envie… » Pas un objectif, on laisse ça aux salariés, non, pour nous, juste une envie…
« Essayer » de faire, ben oui, quoi, on essaie, mais on garantit rien, hein…
« des propositions relativement cohérentes », là on hurle de rire… Relativement cohérentes… Relativement, donc par rapport à… à quoi, grand con? Tout est relatif, c’est vrai. Cohérentes! Il ne manquerait plus que leurs propositions soient relativement incohérentes!
« Des décisions éventuelles », oui, on a bien lu, il n’y aura peut-être pas de décisions du tout, elles sont simplement une éventualité!

Parler pour ne rien dire… Qu’en disait Pierre Dac, déjà? J’ai un trou…

Monsieur Jospin, avec tout le respect que je ne vous dois pas, la prochaine fois que vous aurez trouvé une phrase aussi creuse, fermez votre gueule!

Na!