Bon anniversaire, petit.

J’ai retrouvé une photo de toi, dans les bras de ton père, tu as deux ans…

C’était la dernière fois que je te voyais, mon petit-fils. Mignon comme tous les enfants qu’on aime et qui se sentent aimés. Et depuis, plus rien. Tu es parti loin de ton père, avec ta mère qui a refait sa vie, ce qu’on ne peut lui reprocher.
L’an dernier, j’ai essayé de réviser avec elle la façon de me donner de tes nouvelles, rien que des nouvelles…

Je suis discret, n’exige rien, je ne fais pas d’esclandre, je n’essaie pas de te voir en cachette, rien de tout cela. J’ai juste demandé de recevoir des photos, des précisions sur ton parcours scolaire, ce que tu fais, tes loisirs, comment va ta petite demi-soeur, même elle m’intéresse! Au fait, c’est quoi, son prénom?

Ta mère m’a promis… Elle en a aussi profité pour régler des comptes avec mon fils, ton père, mais je m’en fous, moi, de cet épisode de leur vie à tous les deux, ça ne me regarde pas, et ça ne nous concerne pas, toi et moi…

Vaines promesses, paroles, paroles… Cela fait plus d’un an maintenant. Et je n’ai plus rien, sauf ces photos. Tu vis à 120 km, et je ne te vois pas, tu ne me connais pas.

Tu auras 11 ans le 18 février. Chaque année, je t’ai envoyé un petit courriel, une petite carte virtuelle, aux bons soins de ta mère, dont j’ignore si elle te les a transmis. Tu n’as jamais répondu.

Alors cette année, cher jeune Arthur, je ne t’écrirai pas.

Ton grand père.

Menteur!

Mr Hollande, vous m’avez menti.
D’accord, je ne suis pas le seul à qui vous avez menti. Mais ce n’est pas une excuse. Avec votre prédécesseur, on pouvait s’attendre à tout, on était prévenu, les choses étaient claires: la droite au pouvoir, c’est le néo-libéralisme le plus dur qui continue son travail de destruction des relations sociales, pour le seul profit de quelques uns. Même s’il promettait monts et merveilles, n’importe qui pouvait se rendre compte qu’il mentait.

J’ai donc sauté de joie quand vous avez pris la place, grâce au peuple qui a voté pour vous. Joie de courte durée, vu votre comportement par rapport à vos belles promesses.
Je ne vous insulterai pas en évoquant votre pseudo réforme des banques, on se plierait de rire…
Pas plus que je ne vous rappellerai votre démission sur le nouveau traité européen, qui lie les peuples à des dogmes économiques dont les effets nous enfoncent un peu plus chaque jour dans une récession qui appauvrira encore les plus pauvres d’entre nous…
Je ne citerai que votre dernière magouille en date, le budget européen. Vous aviez le choix! Vous pouviez opposer le veto de la France! Vous ne l’avez pas fait…

J’en conclus que, si vous n’avez pas fait cela, c’est que vous ne le vouliez pas. C’est parfaitement conscient du mal que ce budget va faire que vous l’avez accepté. Contrairement à vos belles paroles, vous êtes donc parfaitement d’accord avec cette politique infâme initiée par Mme Merkel et M. Cameron.

Vous savez ce que vous faites. Vous n’avez aucune excuse. Vous approuvez ces mesures criminelles.

Vous nous avez menti, Monsieur. Comme votre prédécesseur. Vous ne valez donc pas mieux.

Je vous souhaite, ce soir, de ne pas mieux dormir que les 8 millions de français pauvres qui souffrent de vos mensonges.

Croyez à mon mépris respectueux, Monsieur le Président!