L’absence

Le vide de l’absence… Une belle journée commence. Avec un tel soleil, je lui aurais téléphoné pour lui proposer une promenade, au lieu de rester enfermés, elle dans son atelier, moi dans mon labo photo.
Elle m’aurait répondu « oui, oui! ».

Et on aurait roulé vers La Tremblade, pour déguster, elle des crevettes, moi des huîtres, et marcher un peu le long du chenal.
Ou alors, un petit aller retour vers la plage de St Georges, avec une de ces crèpes qu’elle savourait.

Retour chez elle le soir, petit repas, avec une bouteille de rouge.

Elle est partie seule, je n’étais pas à côté d’elle. Qu’a-t-elle pensé au dernier moment? S’est-elle sentie abandonnée? Jamais je ne l’ai laissée seule, sans arriver, tout de suite, comme le matin même, où on m’avait appelé à 4 heures et demie du matin.

Je ne savais pas qu’une joue, qu’une bouche de femme, pouvait être aussi froide. Je lui ai fait un dernier baiser, avant qu’on ne l’emmène. Elle était calme.

Qui a dit qu’on reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en partant?

Lola! Tu me manques!

Saint-Jean-d'Angély-20160327-00295