A qui?

Oui, à qui puis-je le dire?
Sans prendre le risque de décourager les amis ou les gens de l’entourage? « Comment tu vas, Jean-Paul? » Bof, comme ci comme ça…
C’est décourageant, les gens n’aiment pas la douleur. C’est compréhensible…

Alors on répond que oui, ça va…

Non, ça ne va pas, merde! Quand je suis dans la foule de la place, devant une bière, je pleure, derrière mes lunettes de soleil. Martha de l’Office du Tourisme vient me dire un mot gentil. Armelle me fait une bise.
Et je me plonge dans les images de ce putain de téléphone. Les téléphones enregistrent les images, quelle connerie. Et je te vois, Lola. Je te vois belle et souriante. Je te vois quelques mois plus tard, amaigrie, souffrante, et malgré tout avec le sourire, dans le regard rempli d’espoir, et sur tes lèvres qui ne mentaient pas.

Alors, après, pour me remettre en colère saine, je repense à tes sœurs qui n’étaient même pas là pour ton dernier adieu, et qui ne répondent pas et n’ont pas répondu à mes courriels. Et je me dis qu’elles me démontrent, par leur comportement actuel, que tu ne te trompais pas à leur sujet.

J’ai protégé ton  avenir pour là où tu es partie.

Le reste, on s’en fiche, non?

Je t’aime, Lola. Tu me manques, bordel de merde!

Quand je pense à tous les méchants qui vivent vieux, j’ai une belle idée de l’injustice.

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4 réflexions au sujet de « A qui? »

  1. Merci à vous trois, des messages comme ceux-ci font un peu de bien.
    Et toi, capitaine, où en es-tu au sujet de ta Florence? Comment c’est? Bon courage à toi aussi.
    Malgré tout…

  2. Faut s’accrocher, garder le vivant. Pas faire des souvenirs une galerie figée, tenter et c’est dur de prendre le chemin sur leurs pas, comme un guide.

    Les souvenirs doivent être de la lumière, pour avancer. Ou sinon, quoi?

    Mais rien non plus ne remplace la présence de l’être aimé, mais lui dire « en route » malgré tout. Malgré tout. Courage.

  3. C’est normal d’avoir du chagrin. Au nom de qui et de quoi devrais tu faire l’économie de tes larmes, du manque et du sentiment que fait naître l’insoutenable absence ? Lola mérite que tu pleures son amour ! Un jour viendra blablabla (c’est sûr, un jour la vie reprendra ses droits et l’apaisement viendra qui te permettra d’avoir envie de lui sourire et de lui parler avec sérénité). En attendant tu as le droit de revendiquer d’être triste et perdu et seul. Les autres n’ont pas à ne pas aimer, ils ont seulement à s’incliner devant l’homme qui a perdu son âme sœur.
    Je t’embrasse

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