Bons baisers de Paris

Chère  Lola, je suis à  Paris. J’ai pris un taxi pour éviter la foule, la moiteur, la chaleur lourde et les senteurs d’aisselles…

Le chauffeur m’a conduit par les berges, la cour du palais royal, la belle avenue de l’opéra, un parcours plein de souvenirs, que tu aurais aussi beaucoup aimé, toi qui as vécu pas loin pendant tes belles années.

Je n’ai pas fait d’images! Mais j’ai pensé à toi.  Ce soir je bois une bière rue Cadet, à l’heure où, d’habitude, je te téléphonais,  pour te souhaiter une bonne nuit.

Miss you.

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Et…

Et dans ces moments, chère Lola, je repense à ces 16 mois de souffrances que tu as vécus, 16 mois de douleurs, de comportements des personnels hospitaliers et médicaux pas toujours gentils, 16 mois où j’étais totalement impuissant face à cette saloperie qui te rongeait.

J’aurais tant voulu être capable de t’éviter ça! Oui, pardon Lola.

Le vide

Tu vois, Lola, c’est des jours comme aujourd’hui qui font remonter à la surface le vide que ton absence a laissée dans ma vie.

Olivier vient de partir avec son fils pour Royan, pour une semaine.
Et je suis là, chez moi. D’habitude, on en aurait profité pour aller se promener. Où? Peu importait. Nous étions ensemble, pour savourer une nouvelle journée de récréation, en attendant de retrouver toi tes toiles, moi mes photos…

Plus rien…

Il n’y a plus rien, sans toi. Pardon, Lola. Je suis triste et désemparé.

Chère Lola

As-tu entendu les nouvelles? Barcelone, où nous voulions partir ensemble, a été frappée à son tour par ces connards à petite bite.  Passons.

J’ai aménagé la chambre pour Olivier qui arrive demain avec son fils. Je suis tombé sur une des petites boîtes à bijoux que tu m’avais demandé de prendre chez toi avant ton départ.

Dedans, il y avait, entre autres, quelques papiers concernant Serge, ton défunt mari, Le Chat, comme tu l’appelais… Même qu’un soir, tu m’as appelé ainsi, aussi. Et j’avais bien aimé!

Sa carte d’identité… Sa photo… Il était beau, ton gars! 1m 85… Toi, 1m 82, Vous deviez être beaux et imposants, tous les deux, quand vous marchiez dans les rues.
Je comprends bien que tu l’aies choisi, et aimé, lui, complexé parce que mécanicien, et toi qui le rassurais… Et qui l’as soutenu dans son mal-être, quand le cancer de l’œsophage l’a emporté, en 2007. Saloperie!

Tu te souviens, quand j’ai accordé sa guitare, celle que tu lui avais offerte? Pour chanter L. Cohen…
On était bien. Avec lui. L’as-tu retrouvé? Ce serait bien. Vous vous méritiez tous les deux.

J’ai eu l’occasion de parler avec mon frère Etienne et son amie chère, Martine. Et nous étions bien d’accord.
Lola, chère Lola, tu as été mon plus beau moment.

I

Mon expo à Aulnay

J’ai déjà eu des compliments! Je suis donc content.
L’endroit est très agréable, et permet une bonne présentation. On arrive même à gérer l’éclairage de manière à ce que les spots ne se reflètent pas trop dans les vitres, ce qui est mieux.

Voilà des images:

Et je suis en bonne compagnie, avec l’huile de Lola…

Moules frites…

Pour ma Lola, une vue du plan d’eau, si proche de nos plaisirs simples, où j’ai encore savouré ces moules frites, ce soir.

A ta santé, amour peintre.

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Pour ne pas déroger, j’ai bu un 50 cl de blanc frais. Tu en aurais bu la moitié, et tu n’étais pas là. Donc, j’ai bu ta part!