Saint Valentin

Ma Lola,

Drôle de jour. Et souvenirs!

On ne s’était jamais souhaité cette fête des fleuristes. On n’attendait pas une fête commerciale pour se payer un bon restaurant.

L’an dernier, on signait, sur ton lit d’hôpital, le contrat pour tes obsèques…
Et le matin tu m’avais écrit, cachant autant que possible ta crainte, ton affolement devant  le peu de respect de ces connards, qu’ils devaient te transférer le lendemain dans un autre endroit, un patelin paumé à 90 minutes de chez nous. 3 heures par jour pour aller te voir! L’isolement total! Tout ça contre ton gré! Les salauds. Tout ça pour rentrer dans leurs critères de gestion! C’est de ça que meurt l’hôpital, de leur passivité ou de leur complicité!

Déportée, littéralement, pour un établissement de soins palliatifs, un vrai, comme ils disaient.

Heureusement que des amis bien placés ont téléphoné à la direction de l’hôpital, pour rappeler que tu ne voulais pas, que je ne voulais pas, et que quelqu’un, en haut, tout en haut, bien au dessus de leur hiérarchie imperméable à l’humanité, ne voulait pas.

Une heure plus tard, ils avaient compris qu’il ne fallait pas insister.

On s’est bien battus, ce jour de 2017.

Alors, bonne fête, Lola!

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