On parie?

Qu’est-ce que ça va être quand il aura causé!

Notre bon prince va parler. Mais comment? Quelle angoisse!

Allez, je vous fais le pari: sa femme sera avec. Parce qu’elle fait partie de son plan marketing, depuis le début!

Comme d’habitude, je n’écouterai pas.

Sans intérêt.

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Voeux…

J’ai vécu les plus beaux moments de ma vie avec elle.

Et aussi les plus tristes, quand la maladie s’est emparée d’elle, pour ne la lâcher qu’au bout de sa mort.

Je n’avais jamais entendu quelqu’un gémir de douleur. Je n’avais jamais vu quelqu’un maigrir à ce point, avec des traitements qui étaient censés prolonger sa vie. Deux mois de plus, sur un lit d’hôpital, en attendant la fin, annoncée, inéluctable.

Je n’avais jamais vu une telle force, une telle sagesse, une telle beauté dans le regard, jusqu’au bout.

Jusqu’à ce 14 mars 2017, où elle a enfin décidé de céder, d’abandonner cette lutte inutile et cruelle pour elle.

Depuis novembre 2015, nous savions que l’échéance venait. Nous espérions. Elle ne demandait pas grand-chose : deux ou trois ans de plus, pour savourer encore un peu de ce bonheur qui, toute sa vie, lui avait été parcimonieusement compté, et que nous vivions ensemble et en paix.

Alors aujourd’hui, je n’ai pas envie de formuler des vœux pour 2018. Je ne sais quoi souhaiter, puisque ce que nous souhaitions pour elle nous a été refusé.

Aujourd’hui, je la laisse s’exprimer pour nous deux, puisque aussi bien, elle était plus forte et plus sage que moi.

Je crois qu’elle vous demande de bien vivre l’année qui vient, et les autres, selon votre chance devant ce hasard qui ne fait aucun cadeau.

Je crois qu’elle vous demande de vivre jusqu’au bout et de toutes vos forces ce que vous avez de plus beau et de plus fort en vous, sans oublier de sourire, aux autres et à vous-mêmes. Elle le disait :

« il faut vivre ».

Bonne année, Lola, chère âme sœur. A vous, le superflu. A moi son souvenir, car il m’est nécessaire, même s’il ne suffit pas.

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Jean-Paul Mathieu

Bordeaux

Je suis descendu par le train depuis Saintes. J’ai revu sous un autre jour des endroits où J’ai sévi pendant mon activité, dans les années 90.

Bordeaux est une belle ville. Mais les habitants y semblent insensibles. Les automobilistes sont agressifs. Presque autant que les cyclistes qui te passent devant, presque sur les pieds, sans prévenir bien sûr, t’as qu’à faire attention. Et encore, même sur les trottoirs ils s’incrustent, alors qu’ils t’engueulent quand tu oses mettre un pied sûr leurs pistes cyclables.

Le comble? Une nana à 2 roues, clope au bec. C’est bon pour les poumons!

Je n’ai pas fait de photos, comme je le faisais pour te les montrer en rentrant. Ce soir je ne viendrai pas dîner chez toi pour te raconter ma soirée, je parlerai à ton image, dans ton cadre.

Sans toi, ce n’est pas pareil. Sans toi, C’est sans intérêt.  Même si J’ai été bien accueilli.

Je peux te faire une bise?

Tu me manques .

Ma préférée

C’était celle-ci, Lola. 1976… Je me rendais compte de ma situation de mal marié.
Et il chantait ça, Johnny…
Sur un rythme de guitare qui rappelait furieusement des chansons d’Elvis.

Depuis? Toi! Tout! Bonne nuit, amour…

 

« Nous n’avons plus rien à nous dire
Je suis plus dur que tu ne crois
Ne te sers pas de souvenirs
Joue pas de rock’n’roll pour moi, oh non !

Joue pas de rock’n’roll pour moi
Joue pas de rock’n’roll pour moi
Joue pas de rock’n’roll pour moi, oh non !

J’ai fait ce qu’un homme devait faire pour mériter ce nom
Mais le doute et la folie marchaient à tes cotés
Tu oses parler de ton retour et de nos souvenirs
Avec une voix qui grince comme un 45 tours usé
Chaque mot est un mensonge à travers un sourire

Nous n’avons plus rien à nous dire
Je suis plus dur que tu ne crois
Ne te sers pas de souvenirs
Joue pas de rock’n’roll pour moi, oh non !

Je crois que je vais rester sourd pendant très longtemps
Avec le sourire de la vengeance sur les lèvres
Les bras croisés sur le cœur qui bat de tout son sang
Les yeux tournés vers l’horizon d’où sortent les rêves
Demain tu hurleras tes mensonges dans le vent

Nous n’avons plus rien à nous dire
Je suis plus dur que tu ne crois
Ne te sers pas de souvenirs
Joue pas de rock’n’roll pour moi, oh non ! »

Marché de Noël

Ma Lola,

Je ne vais pas te raconter ma journée. Triste, pluvieuse, venteuse, un temps d’ici en cette saison.
Petite promenade à Saintes, pour retrouver le souvenir de ce que nous faisions il y a un an. Il y a un an, tu souffrais. Tu luttais contre les douleurs, entre deux médications que tu prenais le plus tard possible.
Et tu avais du mal à marcher.
De plus en plus de mal.

Nous avions cherché longtemps une place pour la voiture, le plus près possible de la place de l’arc de triomphe.
Nous avions fini par trouver.

Tu ne pouvais pas marcher, trop mal. Lola, ma Lola, un an après, je souffre encore, je compatis encore à ta douleur.
Je sais, je sais… ça finit par emmerder tout le monde… Alors je vois de moins en moins de monde, et j’attends que ça passe, voilà tout.

ça ne passe pas.

J’espère que toi, tu vas bien.

Salut, Johnny

« J’ai un long voyage à faire… »

Il chantait ça, il y a quelques années déjà, dans son album « Lorada », je crois.
Je chantais sur ma guitare sèche sa musique qui vient du blues…

Je n’aimais pas JP Smet, exilé fiscal.

Mais j’avais du respect pour le chanteur qui a bercé ma jeunesse, comme celle de tant de baby-boomers de mon âge.

Fais-lui une petite place, Lola.

Tristesse

Le temps sombre, le ciel gris sale, le sol traitreusement humide avec des températures au dessous du zéro… La maison où on ne voit rien sans lumière, rien n’encourage à bouger.

Et toi, qui n’es pas là, qui manques…

Ton absence prend un poids écrasant, en ces jours où la fin d’année approche.

Lola!

Tu me manques

Oui, Lola, tu me manques.

Je me rends compte que j’emmerde tout le monde, à le répéter.

Eh bien tant pis, je continuerai d’emmerder le monde. Au moins ceux qui écoutent. pour les autres…

Je me tairai, simplement, puisque, n’est-ce pas, au delà de quelques mois, le deuil, il faut le faire, hein, et puis, la vie continue, hein, et il faut prendre sur soi, hein, et bla, bla, bla!

Sagesse de merde.

J’espère que ça te fait rire, Lola, comme ça me gave.
Je les verrai, si je ne t’ai rejointe avant.