Peur?

Extrait d’un livre que je suis en train de lire:

« Quand on a vu la maladie gagner, jour après jour, sur le visage de celle qu’on aime, quand on a pris, jour après jour, la mesure de son impuissance totale face à la maladie de l’autre, qu’on a flotté pendant des mois dans des angoisses qui ne font que vous parler de la mort, qu’on est suspendu, jour après jour, à de nouveaux diagnostics, sans cesse renvoyé à son impossibilité totale d’agir, et qu’on est bien obligé d’admettre que malgré tout l’amour qu’on porte à celle qu’on aime, on ne peut rien pour elle, rien, alors après ça on n’a plus peur de rien. »

Je crois que c’est ça, le pire: n’avoir plus peur de rien.

St Jean en fête

Oui, c’est la fête de St Jean d’été, les manèges, dont certains étudiés spécialement pour faire rendre le repas de midi ou le goûter, les tirs, et les gaufres.
Sans oublier le nougat, que Lola aimait tendre.

Alors je me suis offert une gaufre. Une seule, puisque Lola est ailleurs.

Même ça, je ne peux plus le partager avec elle.

Tristesse…

Petit plaisir gustatif…

Ma Lola,

Encore un petit plaisir que nous avions l’habitude de partager, en cette saison chaude: Filets de hareng, tranches d’oignon, petites pommes de terre de l’île de Ré, si jaunes et si goûteuses, le tout trempé dans l’huile d’olives de Crète… Sans oublier les baies de coriandre, le basilic, un peu de gingembre pour la digestion, une pincée de sel et un soupçon de piment d’Espelette!

Tu adorais ça. Et dans les derniers moments de notre dernier été, tu t’en régalais encore.

Alors, je m’en suis fait une platée. Mais comme tu n’es plus là, il m’en restera pour demain, voilà tout.
Le tout arrosé d’un Sancerre rosé.
Non pas à ta santé (quoique, pourquoi pas?) mais au moins à ta mémoire, chère toi!

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Mais…

Pour faire suite à mon précédent post:

Devrai-je me censurer désormais pour éviter les délires interprétatifs des personnes qui lisent mal, ou de celles qui se placent au centre du message alors qu’elles n’en sont que l’accessoire?

L’essentiel était la manifestation de l’Esprit, et sa victoire sur la matière…

Le reste n’est qu’égocentrisme.

Uni cuique suum.

J’ai dit.

Désolé

Mon article précédent a été mal reçu.

Je me suis mal exprimé, ou j’ai été mal interprété, ou mal compris.

Bref, pour éviter tout problème, je l’ai supprimé.

Je présente mes excuses aux gens que j’ai pu choquer.

A un chanteur

Ce mot est une recommandation à l’intention de J. Halliday. Je ‘apprécie pas du tout son comportement d’optimisateur fiscal, et je ne suis pas fanatique de certains de ses textes.

Mais il en est d’autres que j’écoutais avec un certain plaisir, comme quoi on ne peut tout rejeter d’une œuvre, même si on n’aime pas l’homme.

J. Halliday aurait donc un cancer du poumon… Je ne suis pas orfèvre, mais je peux en parler!
Méfie-toi, Johnny! Ne te soumets pas aux ukases des hommes en blanc! Cherche des alternatives!

NE TE FIE PAS A LA CHIMIOTHERAPIE, ni aux sentences des médecins.

Ce n’est pas le cancer qui a tué ma Lola. C’est la médecine!

Fais gaffe!

Kulture

Aujourd’hui à l’expo, on a touché un bas du front…
Un couple, avant lui, intéressé, bien.
Et puis, lui. Touriste, avec toute la panoplie, y compris le chapeau déformé sur la tête, pour faire décontracté, et le sac banane dans le dos.
Il ne venait pas pour nous, mais pour le lieu. La chapelle était sur le plan offert par sa « logeuse »…

Alors on lui explique, l’expo, les trois peintres et le photographe, Lola, et là, il regarde.

« Ah ouais, on se croirait dans Star Trek! » Dit-il très finement, en survolant une toile de Michel:

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Alors Michel, charitable, essaie de lui expliquer le voyage de l’alpha à l’omega…

« Ouais,bon, j’aime pas ». Et il est parti, sans même faire le tour de l’exposition. Ben oui, ça existe. Pour lui la culture, c’est P. Sebastien, et peut-être même C. Hanouna. Il en faut. Sinon, à qui on pourrait se comparer?