T’es pompette?

Non, chère Lola. Mais j’ai fait comme d’habitude, depuis ta première exposition: Souviens-toi, en rentrant chez toi, on s’ouvrait une bouteille de champagne…
Bon, ben là, j’ai fait pareil.

Je commence à entamer ta part. Mais c’est ta faute, il ne fallait pas me laisser seul.

Je ne la finirai pas, je te le promets. Quoique…

Vernissage

C’était bien, Lola!

Tellement bien que je n’ai même pas pris le temps de faire une image.
Tous les amis étaient là, sauf ceux qui furent empêchés, tu sais ce que c’est.
Anne nous a dit des mots très forts, Armelle était contente, Michel aussi, obligé de repartir vite.

Merci à tout le monde, merci à Anne, à Corinne, à Hervé, à Christophe, Jean-Louis, Jean-François, Didier, Christine, Claude, John, Jak, Vincent, Christian, Patrick, tous ceux et toutes celles que j’oublie ou dont je ne connais pas les noms, il y avait beaucoup de monde, oui, c’était bien.

J’ai encore eu beaucoup de compliments pour toi, sur tes peintures, sur ta peinture…

Quand il a été question de toi, alors qu’il avait plu jusqu’à cet instant, le soleil a illuminé la chapelle. Un grand soleil. Pour toi.

Merci à toi.

 

 

Ma Lola,

C’est fait: l’expo est accrochée, depuis hier. La première visite a été celle d’Anne Delaunay, on venait de finir.

Tu es là, avec Michel et Armelle, plus quelques unes de mes photos. Et la toile que Christophe a réalisée le soir de ton départ…

Tout est beau, équilibré, et tes toiles sont, comme d’habitude, à l’aise dans ce beau lieu.
Regarde:

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J’espère que j’ai fait un bon choix.

Nous avons vu Corinne, qui nous a promis de venir au vernissage. Il y aura du monde, samedi. Que des amis. Tu seras là, je le sais. Bises, chère Lola.

 

Voyage

Ma Lola,

J’étais à Castres vendredi et samedi derniers. Un aller retour de presque 1 000 bornes en deux jours, il faut aimer…
Tu sais pourquoi.
Il s’est passé des choses qui font que tu pourrais encore être fière et heureuse pour moi.

Je t’en raconterai plus bientôt.

J’ai montré des images de tes toiles à un ami, qui a découvert une artiste exceptionnelle.
Comme tous ceux qui regardent tes toiles pour la première fois. Inclassables.
Comme toi.

Demain et mardi, je m’occupe de l’expo. On accroche mercredi, et on ouvre jeudi. Vernissage samedi, avec tous les amis. Tu seras là?

Tu me manques, Lola. Tout le temps.

Miss you

Tu te souviens? Tu avais décidé de te mettre à l’anglais. On avait acheté des livres. Et je t’aidais, bien sûr, moi qui avais baigné dans les chansons des Beatles, au milieu de mes prix d’excellence dans cette langue.

Tu me manques. L’anglais inverse la proposition. Pas étonnant qu’ils roulent à gauche…

Ce soir, je me suis souvenu de la première chimio. Saloperie! Je hais la médecine, je l’ai déjà dit. Tu ne voulais pas y aller. Tu étais couchée dans ton lit, et tu me disais « je ne veux pas, ils vont me garder… » . Et c’est moi qui t’ai poussée, qui t’ai aidée à te lever, en te soutenant avec une main dans ton dos, pour t’aider à te lever.

Déjà à ce moment, une seule de mes mains suffisait pour envelopper ton pauvre dos.

Lola, je pleure sur les douleurs que tu as endurées.

Ce soir, j’ai dit à Astrid que tu lui donnais la toile qu’elle a exposée dans sa vitrine. Elle va être là tout l’été. C’est bien. Alors après, il ne saurait être question de la reprendre, cette toile.  Il faut qu’elle la garde. Et c’est très bien ainsi.

La voilà:

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Elle s’appelle « nostalgie de la lumière ».

Je sais, on l’a déjà vue, mais ça fait toujours du bien!

 

Petite bouffe?

C’est comme ça que, très souvent, je te proposais de descendre te voir, pour qu’on mange ensemble.
Surtout quand nous ne nous étions pas vus depuis deux jours! On se manquait. Pas besoin d’être amants pour ça. Il suffit de s’aimer comme on s’aimait!

Alors je descendais. Et on se disait « tiens, ce serait pas mal de se faire une petite bouffe en face ». Il faut préciser qu’en face se trouve le « 3 place d’Aunis », un petit restau pizzeria qui sert des plats sympas pour pas cher…

Alors on commençait par une salade de chèvre chaud:

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Ensuite, pour toi c’était une escalope milanaise, et pour moi une escalope normande.
Le tout avec des frites, parce qu’on avait le pouvoir de n’être pas raisonnables. Et qu’on le valait bien!

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L’ensemble arrosé d’un pichet de 50 cl de rouge local.
Après ça, on pouvait refaire le monde, la peinture, la photo, jusqu’à des heures pas chrétiennes…

Ce soir, je suis passé devant, en face de ta maison. Et une voix (toi?) m’a soufflé de m’arrêter. Il était l’heure de manger. Alors je me suis arrêté et j’ai commandé comme d’habitude.
Un pichet de 25? m’a demandé la serveuse… « Non. Elle boira sa part », ai-je répondu.

Tu ne l’as pas bue. Je me suis dévoué pour t’aider un peu.

Et je suis rentré, un peu pompette, mais pas trop, le rouge est léger.

J’ai pensé à toi, je t’ai parlé, sur la chaise en face qui était désespérément vide, j’ai pleuré, mais j’ai passé un beau moment, comme tous ceux que je passe à penser à toi.

Je ne pourrai pas t’oublier. Lo a raison. Je te garde. A jamais.

Des roses rouges

Ma Lola,

Regarde: Le rosier de ta maison te dit aussi adieu, à sa manière: Il n’a jamais été aussi beau.
Et le logement semble toujours délaissé, personne ne s’en occupe. Ni le propriétaire, ni personne d’autre…
Et les roses rouges disent que la vie, malgré tout, te tend encore les bras.

J’avais bien fait de le tailler… J’espère que tu les vois, elles sont pour toi.

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C’était bien…

Ma Lola,

Je suis allé à un vernissage à Brioux, ce soir. Tu te souviens? Nous y sommes allés, ensemble, plusieurs fois, tu aimais.
Après nous rentrions, chez toi ou chez moi. De préférence chez moi car en cette saison, c’est chez moi qu’il y a encore du soleil, dans le petit jardin.
Nous nous installions à la table de dehors, et savourions une petite soirée simple: Un petit pastis, jambon serrano, cornichons, un  petit Bergerac, sans oublier le beurre d’Echiré…
Tout ce qui nous faisait monter le cholestérol, quoi!

Mais nous aimions ces petits moments.

En mémoire de toi, je m’en suis refait un ce soir. Mais ce n’est pas pareil. Tu n’es pas là. Il n’y a pas ton sourire en face de moi. Tu ne t’es pas assise sur l’escalier pour savourer lentement ton petit Pastis Bardouin, avec un petit cigare…

Et je ne puis que répéter à ton image, que j’ai toujours dans ma tête et dans mon cœur, avec une telle force: Tu me manques. Et je me laisse aller ainsi, à pleurer doucement sur le souvenir de nos belles soirées. Mon âme sœur, je t’espère bien, là où tu es.

 

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Une toile

Te souviens-tu, Lola? Tu l’avais appelée « Même si… ».
Elle date de 2014, année où tu as produit de si belles choses.

Etienne mon frère, et sa femme Martine, avaient beaucoup aimé. Ils étaient repartis sans oser te demander si tu la cèderais, et à quel prix. Nous en avions parlé, et tu avais répondu, toujours avec cette générosité qui te caractérisait au delà de tout, qu’il n’était pas question qu’ils te l’achètent. Tu la leur donnais!

Ils ne voulaient pas… Ils sont venus me voir cette semaine. Et je la leur ai emballée dans du papier-bulle. Ils sont repartis avec. Heureux, comme tu voulais qu’ils le soient.

La voilà, cette toile:

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Avec un bon contraste, c’est encore mieux…